Affichage des articles dont le libellé est Hérival. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Hérival. Afficher tous les articles

dimanche 16 décembre 2007

Règle d'Hérival

Il restait à doter la nouvelle congragation d’une règle ou au moins de statuts ; ce fut l’oeuvre du troisième prieur, Constantin, prêtre distingué et d’illustre origine, qui s’était attaché à Wichard et avait été choisi par lui pour l’aider à la fin de sa vie. Il songea d’abord à agréger Hérival à l’Ordre de Cîtaux, alors en pleine expansion. Mais le nouveau supérieur conseillé par l’Evêque de Toul, Henri de Lorraine (1126-1165), et l’abbé cistercien de Beaupré, Lambert, qui gouvernait ce monastère entre 1150 et 1170, opta finalement pour la règle de saint Augustin et la vie canoniale, tout en gardant les observances érémitiques plus austères prétiquées à Hérival.

Il composa donc des Statuts, différents de ceux des autres congrégations de chanoines réguliers : de Prémontré, d’Arrouaise ou de Saint-Ruff ; le caractère érémitique de l’institut et l’austérité y sont fortement accusés. On les a appelés « Règle d’Hérival », et nous leur garderons cette dénomination traditionnelle, bien que peu conforme au droit canonique.

Lever de nuit et abstinence perpétuelle de viande étaient des observances communes à tous les chanoines réguliers des ordres réformés, mais en plus, à Hérival, on gardait un silence perpétuel, on renonçait à posséder même du bétail et des animaux de basse-cour, on donnait une très large part au travail manuel, on portait des vêtements de laine au lieu de vêtements de toile. Toutefois, on prévoyait que l’Office divin serait célébré avec la plus grande solennité.

De nombreux passages des statuts reproduisent textuellement des textes de la règle de saint Benoït ; pourtant, l’observance d’Hérival dépassait de beaucoup en austérité, non seulement celles des chanoines réguliers, mais même les Us de Cîteaux et ceux des Chartreux. On peut présumer une certaine survivance d’usages colombaniens, sans pouvoir apporter de preuves décisives.

Pendant combien de temps la « Règle d’Hérival » fut-elle pratiquée dans son intégrité ? Ecrite vers le milieu du XII e siècle, elle reçut dès 1216 une première mitigation par décision du Pape Honorius II qui, prenant Hérival sous la protection du Saint-Siège, autorisa la perception de dîmes et permit aux religieux de porter des chaussures depuis la fête de saint Martin (11 Novembre) jusqu’au 1er avril. Un peu plus tard, en 1245, le Pape Innocent IV abrogea la défense de posséder du bétail, gros et petit, et permit aux malades de manger de la viande.

Fondation des Abbayes par Eugibalde

Selon Dom Calmet, c’est vers 1090, qu’Engibalde, prêtre hebdomadier du Chapitre des Dames de Remiremont, se sentit appelé à une vie de solitude complète. Il obtint de l’abbesse Gisla la permission de chercher, dans la sombre forêt, qui s’étendait au sud de la ville, un lieu propre à exécuter son projet. Il s’arrêta au flanc du Ban Nord, près d’un petit ruisseau et s’y construisit une cabane de branchages. D’après le Prologue de la Règle d’Hérival, sa détermination s’expliquerait par des revers de fortune : « Un prêtre, nommé Engibald, originaire de la région des Vosges, accablé par les épreuves du siècle (Etait-ce pour se cacher face à l’Inquisition qui traquait dans toute la France les érétiques ? Marc Masson 1998 ), affligé par de grands revers de fortune, poussé, pour ainsi dire, vers le port par les flots, gagna un désert nommé Hérival, proche de Remiremont.

C’était un rude ermite qu’Engibalde ; caractère entier, il entendait pratiquer une vie rigoureusement austère et solitaire. Le lieu choisi répondait bien à ce dessein : vivant au flanc d’une vallée isolée, sur une pente abrupte et sauvage, qui atteint 700 mètres d’altitude, sans autre horizon que les fûts et les cîmes des sapins, sans chemin tracé, au milieu des rochers épars, des ronces et des plantes sauvages avec pour compagnons les bêtes de la forêt : sangliers , loups , cerf, coqs de bruyère, oiseaux de proie et rapaces nocturnes, l’ermite improvisé dut avoir une existence exceptionnellement rude durant les premiers mois de sa retraite. L’eau de la Goutte des vieilles Abbayes lui fournissait une boisson pure et fraîche, mais on se demande d’où il tirait ses aliments : racines, herbes, fruits sauvages durant la belle saison, mais pendant le long hiver, comment pouvait-il subsister ?

Aucun biographe ne nous écrit la vie d’Engibalde aux Vieilles Abbayes ; on rêve de quelque légende dorée, d’un corbeau lui apportant du pain, mais l’histoire est muette. Et cependant, elle nous permet de croire que le solitaire ne fut pas abandonné par les Dames du Chapitre de Remiremont et même que de pieux fidèles de cette ville eurent à coeur de ne pas laisser mourir de faim.

Et puis, bientôt, des visiteurs se présentant, à qui il accorda des entretiens spirituels ; plusieurs, touchés de ses exhortations, lui demandèrent la permission de partager sa vie et de construire une cabane à proximité de la sienne. Un groupement d’ermites se forma, sans règle précise, sinon celle d’un renoncement total ; écoutons encore le Prologue de la Règle: « Pour vaincre les ennemis spirituels (c’est-à-dire le démon), il s’associa quelques disciples, plus vigoureux d’âme que de corps ; il donna à cette petite troupe les flèches spirituelles ; il endura (l’endura pour un cathare consistait à se laisser mourir de froid) avec ses compagnons d’armes la faim, la soif, le froid, le manque de vêtement et les autres privations qu’il faut soutenir et que l’on recherche au service de Dieu ». Un tel programme n’effraya pas Wichard, le propre frère d’Engibalde, mais, sur d’autres points, le maître passait la mesure de la discrétion, au point qu’il tomba dans des erreurs proches de celles qu’illustrèrent les Albigeois et les Fraticelles. En effet, il en arriva à rejeter l’usage des sacrements, la prière publique de l’Office divin et la célébration du Saint Sacrifice de la Messe ; partant, il refusa de construire un oratoire, d’avoir des cloches, de se servir d’encens et de pratiquer le chant sacré.

En vain, Wichard et plusieurs de ses disciples tentèrent-ils de le faire revenir sur sa décision ; en vain, Pibon, évêque de Toul, et son successeur Ricuin lui représentèrent-ils qu’il tenait des positions condamnées par l’Eglise comme hérétique, Engibalde, médiocre théologien, mystique égaré et Vosgien entêté, fit la sourde oreille.

Particularités d'Hérival

Description du Géant décrit par les montagnes d’Hérival :

* On retrouve un système similaire à celui des têtes qui sont à l’ouest de Nancy comme le plateau de Malzéville en forme de tête de loup. La tête de ce dieu est ouverte en deux par l’intermédiaire d’un Val que le D23 traverse de part en part. Au sommet on trouve l’église de Remiremont, certainement la position du Soleil à une des 3 stations au solstice d’hiver.
* L’oeil de cette tête observe l’axe solsticiale et les hauteurs du Bois de la Malpierre, des Hauts de Raon, Raon aux Bois, la Racine. La position de l’oeil est à gauche du Parmont, juste au-dessus de Charate, à une hauteur de 500 m.

* Le Parmont qui culmine à 600 m est situé sur le front de la tête du géant. On peut supposer qu’en ce lieu, la tête s’illumine grâce au soleil ou à la lune tel un lampadaire céleste. De là vient peut-être le symbolisme de la lampe quand on a du génie, de l’illumination ! Le Parmont est à l’emplacement d’une chambre du soleil, une chambre solsticiale d’hiver ! Cette chambre est une pierre philosophale et elle tombe bien du front de lucifer à l’emplacement de l’église de Remiremont. Cette déduction s’obtient avec supperposition de la grille du parcours du soleil tout au long d’une année qu’est la Jérusalem Céleste.

* Le nez correspond à Charate, Saint Jean du Hasard, la Demoiselle et le Pré du Renard. A la racine du nez on trouve l’étang du Renard et une source qui en coule. Au bout du nez on trouve Ribeaugoutte, la goutte du nez !
* La bouche semble souffler au lieu dit la Schma (comme l’éternuement atschma !)
* Le Menton est le Bambois. La tête du Champ carré, juste au-dessus d’Hérival, décrit la forme d’une barbe.
* Tout le derrière de la tête avec le bois de Corroy, bois du Sapenois, correspond au cerveau...

* Le dieu possède en plus des autres têtes, une colonne vertébrale gigantesque en forme de serpent. La racine de la colonne vertébrale se trouve à la Croix Notre Dame, anciennement Croix Théot, lieu d’observation du lever des Trois Soleils le jour de la Trinité.
* La colonne vertébrale est parcourue par la rivière de la Combeauté, ce sont les montagnes à gauche du Val-d’Ajol. Elle se termine par Fougerolles-le-Château où se trouve le lieudit « le Bout » ! L’angle du Val-d’Ajol est de 30° par rapport à l’axe de l’Est, idem pour le Val d’Hérival.

* On trouve les ruisseaux de la Goutte de la Folie, Goutte de Germandre, lieuxdits qui laissent sous-entendre la présence d’une Goutte donc d’une strophoïde, courbe autour de laquelle tourne le soleil tout au long d’une année, ce qui est tout-à-fait prévisible en ce lieu extrême !
* Ces Gouttes donnent naissance à la Combeauté dans le coup de la tête du dieu, elles donnent donc la Parole.
* A l’extrémité de la queue de la colonne vertébrale, il y a un bâton dont la courbe est décrite par le relief du bois de Lancerand (toponymie qui fait immédiatement penser à Lancelot !). L’extrémité du bas se trouve à Fougerolles au lieudit le Pont 336 m, puis il suit les hauteurs de Moulin-Dormoy 350 m, Lauvrey 337 m, le Haut de la Beuille, le Gris 380 m.

Recherche du nom du dieu correspondant au Géant du Parmont :

On retrouve dans la description de ce dieu tous les attributs d’Hermès. Mais est-ce vraiment Hermès ? Un début de réponse se trouve peut-être dans la toponymie avec Mollière d’Amont et Girmont d’Amont. Comment ne pas penser au Dieu Amon de l’Egypte ancienne ? En effet, le tout premier être dans les Eaux primordiales fut Amon qui, sous la forme d’un serpent, fertilisa l’oeuf cosmique façonné par les autres membres de l’Ogdoade (les forces du Chaos). Dans un autre mythe, Amon, sous la forme d’une oie, pondit l’oeuf cosmique d’où sortit la vie. On a vu que le géant du Parmont était situé au solstice d’hiver, ce qui nous ramène bien au chaos, à la mort. L’oie qui pont l’oeuf correspond à la fin de l’hiver, à l’arrivée du printemps. Car, à l’équinoxe de printemps, le lever du soleil donne véritablement l’impression d’être un jaune d’oeuf. On en conclue évidemment que c’est le soleil qui est l’oeuf cosmique. Mais pourquoi Amon se change-t-il en oie ?

L’oie devenue de nos jours symbole de la fidélité conjugale était, au commencement, un signal, un message pour faire comprendre à une jeune fille choisie par un jeune homme qu’elle devait, devant le présent d’une oie qui lui était fait, mettre un terme aux résistances de la pudeur sexuelle, à l’exemple de ces animaux sauvages au début du printemps !
En égypte, l’avénement d’un nouveau roi était annoncé par un lâcher de quatre oies sauvages aux quatre coins de l’horizon :

Hâte-toi, disait-on, vers le Sud et dis aux dieux du Sud que le pharaon un tel a pris la Double Couronne.

Or, on trouve bien le Breuil de l’anneau juste en-dessous du bois de Bellechaume, à proximité de la Chapelle Beauregard. L’anneau fait bien-entendu appel au symbolisme du cercle qui lui fait intervenir celui de la couronne. Il reste à trouver encore beaucoup de chose notamment sur la fonction de cette anneau en hiver, en cet endroit !

On remarque sur une plaque de bronze d’Amon-Ré les symboles de la vie et du pouvoir que sont le bâton et la croix Ansée (avec une goutte pour la tenir, et il y a bien une goutte présente à Hérival, on a vu qu’il s’agissait d’une strophoïde ! ).

Tout cela pour enfin arriver à la conclusion que ce dieu est peut-être Amon-Ré et qu’Amon-Ré semble avoir les attributs d’Hermès (Hermès à une goutte au nez car il a un bâton dedans ! cf. dossier Lyre/Hermès)... donc que tout porte à croire qu’il s’agit bien d’Hermès !
La Combeauté, qui a surgi au milieu d’un pré, d’une source limpide, à la Croisette d’Hérival, quelque 2 kilomètres en amont, un peu au-dessous de la ligne de partage des eaux entre le bassin de la Mer du Nord et celui de la Méditerranée, est encore, à Hérival, un ruisseau bondissant joyeusement entre les rochers. Mais son débit s’augmente peu à peu par l’apport des eaux de multiples ruisselets ou « Gouttes » qui, des sommets environnants, descendent en cascades bruyantes et convergent vers le fond de la vallée. A droite, ce sont la « Goutte Germandre » et le ruisseau de la « Folie » ; à gauche, la « Goutte des Vieilles Abbayes », la source des Tanchottes et le « Rupt de Grange », en attendant que, plus en aval, le ruisseau du Géhard vienne, au Breuil, doubler presque le volume des eaux de la petite rivière.

La vallée orientée d’Est en Ouest, descend rapidement vers le Breuil par un étroit goulet ; alors, elle s’élargit entre les montagnes du Layol et de la Vêche, se resserre de nouveau à la Vallée des Roches, enfin, s’étend largement à Fayemont vers le Val d’Ajol. L’altitude est, à la source de la Combeauté, de 680 mètres environ ; à Hérival, elle n’est plus que de 552 mètres ; par contre, les sommets environnants s’élèvent jusqu’à 734 mètres à la « Tête des Mozels », au sud, et à 724 mètres à la Croix Notre-Dame, au nord.

Hérival est entouré de tous côtés par la forêt, donnée au fondateur par les Dames de Remiremont et devenue domaniale depuis la Révolution. C’est l’une des plus belles des Vosges, car le sapin y trouve un terrain de choix pour sa croissance ; le sous-sol est formé de grès rouge et de grès vosgien ou grès bigarré, avec quelques éléments de calcaire oolithique. Les conditions d’exploitation permettent aux arbres de se développer au maximum : division de la superficie de la forêt en quatre parcelles à peu près égales, dont chacune est affectée pendant 36, à la régénération, et pendant les 108 années suivantes à l’amélioration. On passe tous les 10 ans dans chaque parcelle pour les faire éclaircires.

Des routes et des chemins d’exploitation, mais aussi des sentiers touristiques sillonnent la forêt, du Breuil à la Croisette d’Hérival et du Peutet au Girmont ; presque toutes les routes sont praticables aux automobiles ; toutefois, quelques-unes, dépendent du Service des Eaux et Forêts, sont interdites aux particuliers durant le transport des bois.

Du Val d’Ajol, on accède au Breuil par la route départementale de Luxeuil à Remiremont ; à la sortie de Fayemont, cette route traverse la pittoresque Vallée des Roches, entre deux pentes boisées rapides, qui lui laissent tout juste un passage à côté de la rivière ; puis elle escalade le Layol, permettant une vue plongeante sur la vallée de la Combeauté, les scieries du Bas d’Hérival, Lalouette et, à droite, la belle forêt communale de la Vêche. Après le virage du Layol, une route communale plus étroite et sinueuse, au flanc de la montagne, aboutit à la maison forestière et à la scierie du Breuil.

Au sortir de la Vallée des Roches, on peut aussi longer la rive gauche de la Combeauté, par le chemin de la Vèche, presque toujours sous bois, mais fort étroit.

De plombières, le chemin le plus court est la route des Scieries, qui rejoint la route de Luxeuil à Remiremont au Haut du Seu, entre le Peutet et le Layol ; on descend jusqu’au virage d’où part la route du Breuil et d’Hérival. Par le Val d’Ajol, le parcours est beaucoup plus long.

Arrivé au Breuil, le voyageur a le choix entre deux chemins pour gagner Hérival : à gauche, c’est un chemin vicinal qui s’engage dans la forêt, longe la Combeauté et débouche brusquement sur les ruines de la scierie et l’étang d’Hérival avec, à l’arrière-plan, le bâtiment de grès rose dit : l’Ancien Prieuré. A droite, le chemin des Tanchottes, propriété des Eaux et Forêts, continue le chemin de la Vêche et passe par un agréable sous-bois. Il fait longer, à droite, un bassin affecté à l’élevage des alevins de truites, puis, plus loin, à gauche, les deux étangs limpides des Tanchottes. Si l’on monte à pied dans la forêt, en suivant le ruisseau d’alimentation des étangs, on peut voir la Fontaine, c’est-à-dire la source des Tanchottes sourdre entre des roches de grès rose, au milieu d’une végétation de joncs et d’herbes aquatiques, dominée par les hauts sapins. Au-delà des étangs, le chemin, après avoir parcouru une cinquantaine de mètres, fait un coude brusque sur la gauche et longe l’étang et la scierie d’Hérival, pour rejoindre la route du Breuil.

Mais les fervents de la marche à pied peuvent parvenir à Hérival par le Ban Nord. Ils prendront alors, au-dessus de la logette forestière du Breuil, le Sentier des Gardes, qui monte dans la forêt et permet d’en admirer les curiosités. A gauche, c’est la « Roche fendue », peu éloignée ; on y parvient en escaladant les rochers : elle a à peu près 8 mètres de largeur et 6 mètres de hauteur et présente une fente d’environ 80 centimètres. A quelque mètres au-dessous, un trou dans les rochers forme une glacière naturelle qui peut encore renfermer de la glace à la fin du mois de juillet. A 100 mètres plus loin, sur la droite du sentier, c’est le Trou du Vent, qui est une sorte de conduit souterrain entre les racines d’un sapin, et dont on dit que la fumée d’un feu allumé à l’entrée disparaît sans laisser voir où elle est attirée. Enfin, du même côté droit du sentier, la Lôge des Vaches rappelle les temps troublés de la Guerre de Trente Ans et la Révolution : c’est un enfoncement assez profond, peut-être l’emplacement d’une ancienne carrière qui fut utilisée pour la construction du monastère ; les paysans des environs vinrent s’y mettre à l’abri des pillards et cacher leur bétail.

Histoire d'Hérival

(Aspera-Vallis, Hyrea-Vallis, Aspre-Vaux, Erival)

Hameau dépendant du Val D’Ajol. Il a été réuni à ce dernier par ordonnance royale du 27 novembre 1832 ; il formait auparavant une commune séparée. Il y avait autrefois, à Hérival, un prieuré de chanoines réguliers, qui avaient été fondé, vers 1090, par deux frères nommés Eugibalde et Wichard, natifs d'Epinal.

- Engibald (XIIième siècle) fut un indépendant ; quoique fortuné, il demanda à l’abbesse Gisla un coin de forêt au lieudit les Vieilles Abbayes, près d’Hérival, et s’y installa avec son frère Wichard. Plusieurs candidats à l’érémitisme les rejoignirent et formèrent un groupe d’ermitages. D’un tempérament excessif, il n’adoptait aucune règle précise, s’inspirait seulement de Saint Benoît et Saint Colomban. Libéral, il a peut-être subi des influences Cathare. Ne voulant aucune Eglise institutionnelle, il aurait fini par abjurer. Il mourut à Remiremont en 1122, après 40 ans de retraite.

Le lieu où ils s'établirent était une solitude affreuse et un vallon très-resseré, très-âpre, très stérile, et s'appelait Apre-Vaux. Il paraît qu'Eugibalde poussait l'ascétisme jusqu'à l'excès, ne voulant même pas de la communion sacramentale. Vichard, qui s'était séparé de lui, revint à Hérival après la mort de son frère, et se mit à la tête de quelques disciples qui l'y avaient suivi. Il fut remplacé par un nommé Constantin qui donna à la communauté une règle tirée de celle de St-Benoit, et joignit ses statuts à la règle de saint Augustin. Celle du prieuré d'Hérival était d'une telle austérité que plusieurs des religieux, auxquels ses rigueurs étaient insupportables, quittèrent Hérival et se retirêrent en différents endroits. Le pape Honoré II commença à mitiger cette règle en 1216, en accordant aux religieux l'usage des souliers depuis la St-Martin jusqu'au 1er Avril. A partir de cette époque, les religieux, qui ne mangeaient jamais de chair, qui ne possédaient rien en propre, vécurent d'une manière moins austère et reçurent les biens et les cures qu'on leur donna. Les prieurés d'Aubiey, de Bonnevaux, et du Val-de-Passey leur appartenaient. Enfin, leur prieuré fut uni à la congrégation du Sauveur le 21 juillet 1747. Les religieux d'Hérival portaient auparavant l'habit de toile blanche. L'église et les bâtiments du prieuré sont entièrement démolis.

Nous empruntons à un mémoire adressé à la Société d'Emulation par M. Jacquot, les détails suivants: Il paraît que le prieuré fut originairement construit sur le sommet de la montagne du ban d'Herival, où l'on voit encore des ruines que les habitants du pays nomment les anciennes abbayes. La maison la plus moderne a été incendiée en 1617, ainsi que les archives, dont il ne reste qu'une analyse très-succinte.

Le bassin d'Hérival est séparé de celui du Val-d'Ajol par une coupure très profonde pratiquée entre-deux montagnes, dont l'une se nomme la Vège et l'autre le Haut-du-Seuil. C'était là que se réfugiaient les habitants du pays lors de la guerre des partisans.

Position d'Hérival

Hérival:

- Carte IGN 3519 OT Remiremont - Plombières-Les-Bains.
- L’ancien Prieuré d’Hérival est situé à 53,17 gr soit 47° 51’ 10’’ de latitude et 3,19 gr soit 2° 52’ 15’’ de longitude.
- La source des Tanchottes est sur le 4,70 gr soit 4° 13’ 48’’ de longitude.
- Le Breuil du Val est sur le 53,30 gr soit 47° 58’ 12’’ de latitude.
- La Croix Notre Dame est sur le 3,21 gr soit 2° 53’ 20’’ de longitude, pratiquement 6° 35’ Est du méridien international.

La montagne d’Hérival:

- Située entre 53,22 gr soit 47° 53’ 52’’ de latitude nord et 53,07 gr soit 47° 45’ 46’’ de latitude sud et entre 3,24 gr soit 2° 54’ 57’’ de longitude Est et 3,06 gr soit 2° 45’ 14’’ de longitude ouest. On peut dire que l’extrémité gauche est sur le 4,5 gr soit 4° 03’ de longitude.
Cette montagne à une forme de tête coupée.
- Le menton correspondant à la porte solsticiale d’hiver est sur le début du 48° !
- L’oeil est sur le 4,70 gr soit 4° 13’ 48’’ de longitude.
- La Queue est sur le 6° 25’ Est du méridien international.

Le Prieuré d'Hérival

Deux frères, Eugibalde et Wichard, menaient une vie érémitique très dure dans un vallon isolé, au coeur de la forêt, à six kilomètres au sud de Remiremont. Leur vie très sévère était privée du réconfort habituel d'un édifice religieux et des pratiques lithurgiques. L'évêque de Toul, inquiet, réussit, non sans mal à convaincre Eugibalde de suivre, peu avant sa mort (1122), un régime de vie plus conforme aux règles ecclésiastiques. Wichard, bientôt seul, devint le chef d'une communauté implantée à Hérival, avec des filiales à Bonneval et Aubiey. Des constitutions furent écrites vers 1160.

J’ai fait un rêve le soir où je me suis occupé de traîter du prieuré d’Hérival :

J'étais Wichard, frère d'Eugibalde. A nous deux, nous avons contribué à la réalisation de la Sainte Croix dans la douleur et la misère pour la plus grande gloire du saint esprit. Eugibalde était si obnubilé, si enflammé par l'accomplissement de notre oeuvre, qu'il en oublia de prendre en considération son enveloppe charnelle qui ne résistera pas à tant de privation. J'eu beau le mettre en garde , une fois même , peu de temps avant sa mort, je fini par me battre avec lui pour le sauver et l'obliger à se nourrir mais il refusa toutes mes supplications. La mission était accomplie, tout était soigneusement consigné dans nos triples archives, triples comme la sainte Trinité . Eugibald me demanda d'envoyée une version à Toul, de soigneusement dissimulée la deuxième, et la troisième d'Hérival devait restée sur place. Arrivé à Toul, j'en profitai pour alerter l'évêque d'une mort certaine prochaine d'Eugibalde s'il ne décidait pas avant mon retour de modifier son ascèse. Je le retrouvai à mon retour de Toul, couché au pied d'un arbre, prèt du rocher où l'on aimait tant observer le fabuleux spectacle orangé du lever de soleil si particulier d'Aspera-Vallis. Plus-tard je revins avec de jeunes disciples pour exaucer le dernier voeux de mon frère, fonder une communauté.

Ce rêve était si proche de l’histoire du prieuré que je n’ai pu m’empêcher de vous le raconter.

Hérival est une porte solsticiale d’hiver ! En témoigne les blasons de Remiremont et du Val d’Ajol qui sont deux clefs croisées ! La lecture du symbolisme de la clef vous mène immédiatement sur cette voie.

On remarque que le prieuré d'Hérival affectionnait tout particulièrement les Vals. Le nom même du prieuré est significatif: "Héri" venant de "Héraut" et "Val", les Héraut du Val.

Un Val est un espace de terre resserré entre deux coteaux et plus étroit que la vallée. Si nous regardons la définition du mot héraut (famille du germ. *har “ armée (-> all. Heer) I. *Hariwald “ chef d’armée ”. (1) HERAUT (pop.) XIIe s. frq. *heriwald. Officier public, dont la fonction était de signifier les déclarations de guerre, de porter les messages, de vérifier les armoiries, d’organiser les tournois, etc. et dont la personne était sacrée. Héraut d’armes, guerrier noble, aspirant au titre de chevalier. (2) FARAUD XVIIIe s.: esp. faraute, adaptation du fr. hérault ; désignait l’acteur qui récitait le prologue d’un pièce de théâtre, d’où le sens de “ qui fait l’important ”. (3) HERALDIQUE (sav.) XVIIe s.: dér. du lat. médiéval heraldus, calqué sur héraut.), nous remarquons l’importance de cette symbolisation du messager de la guerre. Le prieuré d’Hérival était donc un messager, messager de la guerre. Mais de qu’elle guerre s’agissait-il ? Des méssages de coordination dans le processus d’implantation des villages dans les Vosges ?
Ce qui m'amène immédiatement à rapprocher le nom du prieuré à un autre héros mythique très connu dans l'histoire des chevaliers de la table ronde, je pense notamment à "Perceval", prénom que l'on peut décomposer en "Perce - Val" qui représente le soleil traversant le Val ! Il faut noter aussi l’existence du lieudit Pierre Percée. La civilisation mégalithique fourmille de ces étranges pierres arrondies et percées. Nous sommes donc fasse une nouvelle fois à une christianisation d’un ancien culte, peut-être celui de la Lune Noire et d’une guerre contre le paganisme.

L'écrivain du conte de la table ronde symbolisa peut être Eugibald comme découvreur du fonctionnement des Val païens et mort en héros pour le Christianisme par Perceval.



L'étude du Val de Lay-Saint-Christophe au solstice d'été m'a permis de découvrir que le soleil se levait au fond du Val, au zénith, qu'il en éclairait l'entrée et au coucher, qu'il y retournait à nouveau pour s'éteindre au fond. Sans en douter, ce genre de lieu était d'une grande importance pour les Leuques qui vivaient avec le soleil et les particularités qu'il engendrait pour l'observateur grâce à une latitude particulière de 48° du territoire. Tous ces Vals possédent en leur centre au fond un ou plusieurs petits étangs dont un ruisseau en sort et à droite, une source qui l'alimente.



Le nom « fontaine des vaches » signifie-t-il que cette fontaine représente la projection sur le sol de la constellation des pléïades ? Car les pléïades autrefois étaient appelées les sept vaches. Ce val ressemble à une tête de chien. Existerait-il un quelconque lien avec la constellation du chien et l’étoile sirius ? Des observations astronomiques seraient le bien venu pendant le ciel d’été.


Nous avons cette même configuration de rentrée et de sortie du soleil d’été avec le Val de Passey et le ruisseau de Met fontaine ; également avec le Val des Nonnes mais là pas d'Etang ou alors il a disparut. Le relief de côte du Val de Passey ressemble à une sardine. Qu’elle surprise d’apprendre que le moulin du Val de Passey appartenait au prieuré d’Hérival !



Une remarque à propos de l’orientation des souces: elle est basée sur des conceptions nordiques: les mêmes mots irlandais désignent le bas et le nord (ichtar), et par opposition conjointe, le haut et le sud (tûas). Le Nord est à gauche et le sud est à droite. Ce qui me permet de supposer l’utilisation des sources sacrés en ce lieu géographique particulier: les Leuques y faisaient peut être ce qu’on appelle une Circumambulation dans le sens du levant au couchant. Ce qui sous entend, d’après l’étude du symbolisme de la source, qu’il ne faut pas boire à celle qui est à gauche c’est-à-dire au Nord !



Il est également à noter que le prieuré d'Hérival, avant de partir dans les Vosges pour réaliser la christianisation là-bas, avait peut-être séjourné dans une de ses propriétés à Custine. En effet, Custine possède une maison du nom de "Cour Vichart", or j'ai vu plusieurs façons d'orthographier Vichart: "Wichard, Vichard, Wichart, et Vichart" mais c'est bien de la même personne dont il s'agit. On peut supposer qu'arrivé à Custine, Vichart étudia soigneusement le fonctionnement du soleil avec la géographie des alentours pour en déduire les emplacements des tribus Leuques. Il remarqua la particularité du Val de Lay et de l'emportance païenne que ce système avait aux yeux des Leuques. Il est à noter deux noms de Lieudits : "VREUIL et BREUIL". Les lieux dénommés ainsi ont une fonction bien précise. Tout ce qui est en Breuil est éclairé au couchant au solstice d'été et tout ce qui est en Vreuil est éclairé au levant. Il y a un lieu dit "Le Breuil" juste derrière le Pain de Sucre, en haut à gauche par rapport à l'axe de la Trinité, entre Laître-sous-Amance et Dommartin-sous-Amance. La distance d’Est en Ouest entre deux Breuil est de 18,125 km. Ils ne sont pas sur la même longitude et son décallés d’environ 3 gr.
Il serait intéressant de vérifier si un Vreuil serait éclairé par un soleil couchant au solstice d’hiver.

Le Tlfi nous dit qu’un Breuil est un petit bois clos et marécageux.

Lorsque je suis allé au Pain de sucre pour observer le couchant, voici l’extraordinaire spectacle que j’aperçus derrière la butte Sainte Geneviève dans la vallée de Tomblaine:



Un parallèle interressant est à établir entre la forêt de Broceliande et les lieudits Lorrain. Dans le livre de Jean Markale « Broceliande et l’énigme du Graal » on s’aperçoit que page 144 on retrouve le nom de « Breuil » dans la toponymie Bretonne:

Guy XIV, qui vécut très longtemps, épousa en 1451 une fille de la famille de Rohan, laquelle famille se prétendait issue du mythique Khonan Mériadek, premier chef Breton à avoir émigré en Armorique. Il reprit à son compte les localisations de lieux arthuriens dans la forêt et fit écrire une nouvelle version du Roman de Ponthus en hommage à sa nouvelle épouse. Et surtout, vers 1467, il fit rédiger une étonnante charte que l’on connaît sous le titre d’Usements, coutumes, droits, privilèges et décorations de la forêt de Brécilien. En effet, dans cette charte le merveilleux s’y présente au quotidien. Ainsi en est-il à l’article 2, intitulé: « De la décoration de la forêt de Brécilien et des merveilles qui y sont connues ». Il y est en effet question de Breuil au Seigneur, où ne vivent et ne peuvent vivre bêtes venimeuses, ni mouches. Une quelconque bête venimeuse qui y est portée meurt immédiatement. Près de ce Breuil au Seigneur, est un autre Breuil appelé le Breuil de Bellanton, et tout près encore est une fontaine de Bellanton, près de laquelle fontaine le bon chevalier Ponthus fit ses armes. Joignant la dite fontaine, il y a une grosse pierre qu’on nomme le Perron de Bellanton et toutes les fois que le seigneur de Montfort vient à ladite fontaine et de l’eau d’icelle arrose et mouille le perron, quelle que soit la chaleur, et le temps assuré contre le pluie, de quelque part que soit le vent, et alors que chacun pourrait dire que le temps ne serait aucunement disposé à la pluie, tôt et en peu d’espace de temps, aucune fois plus tôt que le dit seigneur aura pu reggagner son château de Comper, autrefois plus tard, mais avant la fin du jour, il pleut au pays si abondamment que la terre et les lieux étant en icelle en sont arrosés et beaucoup leur profite.

On peut supposer également que suite à la mort d'Eugibald, Vichart vint se retirer en cette maison de Custine. Custine fait partie elle-même d'un Val, celui de Faulx. La particularité du Val de Faulx est qu'il soit horizontale et non verticale comme ceux du Val de Lay, du Val de Passey et du Val des Nonnes. Ceci m'amène à en conclure que ces Val horizontaux n'avaient pas la même fonction que les verticaux. En étudiant le symbolisme de la Corne (comme nous le verrons au dossier du "Chaudron"), j'ai découvert qu'il était surtout rattaché à la Lune. En effet, au-dessus du Val Saint Barthélémy, avec le plateau de la Fourasse, on a une immense corne appartenant à un dieu Gaulois à tête de taureau, Mithra. Un observateur se déplaçant à l'intérieur du Val Saint Barthélémy au solstice d’été, en allant vers le fond, vers 22 h verra la Lune se déplacer avec lui en haut à gauche suivant la corne de Mithra du début à la fin. Le phénomène est identique au Val de Faulx. La Lune, pour le voyageur qui pénètre dans le Val, la verra le suivre en haut à droite en suivant la corne de Kernunos , autrement dit le Grand Couronné qui ressemble à un gigantesque daim. Dans les deux cas, pendant la nuit, la Lune va parcourir le passage au-dessus du Val pour se coucher de l'autre côté.

Le 9 Aout 1997, à la Saint Amour, je suis allé au Val Saint Barthélémy, la lune était illuminé de son quartier Gauche, elle était très basse et éclairait uniquement le fond du Val. Le comportement est donc différent hors du solstice. Mais toutefois, on a bien un endroit qui est toujours éclairé dans le Val: le fond ! Les Leuques qui ne se déplaçaient uniquement qu'en ligne droite, en faisaient donc de même la nuit pour passer d'un plateau à un autre par ces étranges couloirs éclairés en permanence par la lune, sauf par temps couvert bien entendu.

Le 18 octobre 1997, nous sommes allés avec Laurence nous promener au parc du château de Champigneulles. Il était 18 h. Le soleil éclairait le parc d’un couchant magique et spontueux. Je compris alors qu’à ce moment, le soleil se couchait au fond du Val Saint Barthélémy, chose qu’immédiatement, nous allions vérifier avec ma femme et mes enfants.

Nous pouvons enfin conclure sur le fontionnement de certains Vals particuliers en Lorraine avec le soleil en faisant à nouveau un parallèle avec l’oeuvre de Jean Markale qui était si attaché à son « Val sans retour » et la signification de cette toponymie:

Le soleil, en fin de cycle, c’est-à-dire peu de temps avant le premier Novembre, va mourir au fond du Val, c’est donc bien un Val sans retour du Soleil puisque en aucun cas, il ne peut en ressortir au zénith comme le Val de Lay-Saint-Christophe. C’est la différence entre un Val horizontale et un Val vertical.

Je pense qu'une intelligence unique, bien avant l'histoire d'Hérival, a imaginé l'oeuvre de la Sainte Croix de Lorraine. Le but à atteindre étant que l'ensemble des Eglises reliées par une ligne imaginaire devaient former une gigantesque Croix du Christ. Cette personne arriva en territoire Leuques et eut un choc terrible: elle fut confrontée à un peuple vivant d'une spiritualité très proche du christianisme, et proche à un tel point que ce système en provoqua une jalousie et une colère extrême. Comment des païens avaient pu réaliser cela ? Seul le diable en avait pu être à l'origine ! Tout devait être détruit, brûler, raser et remplacer par une nouvelle implantation géographique représentant la souveraineté suprême du christianisme, la Croix et non le triangle isocèle. Les personnes qui étaient à ses ordres vivaient tous comme des ermites. Ils furent tous assassinés sous l'ordre de cette même mystérieuse personnalité après avoir achever dans la région qui leur avait été attribuée, leurs petites croix. Il s'agit de Saint Euchaire, Saint Elophe, Sainte Libaire et certainement d'autres à déterminer. Beaucoup plus tard, j’apprendrais que ces saint étaient au service de Saint Colomban, qu’ils étaient tous originaires d’Irlande.
Ensuite les travaux de christianisation et d'implantation à réaliser à l'intérieur d'une immense croix contenant toutes les autres durèrent plusieurs siècles. J'estime ce temps à environ cinq cent ans.
On comprend mieux maintenant l'importance capitale qu'a joué le prieuré d'Hérival dans la christianisation du territoire des Leuques. Il est sans doute à la base de la réalisation finale de l'implantation géographique des villages Lorrains. Mais aussi et surtout, le prieuré d'Hérival est à l'origine de l'implantation des villages dans les Vosges et notamment au Val d'Ajol. Ce tout petit ordre monastique était établi aux quatre coins de la Lorraine et dépendait du plus puissant, l'ordre des Prémontrés. Sans le dévouement extrême d'Eugibald, la Croix des Vosges n'existerait pas. La tâche était tellement gigantesque qu'en coordonnant toutes les démarches que devaient entreprendre les différents ordres monastiques à la fin de cette épopée Christique, Eugibald en oublia de s'occuper de son enveloppe charnelle. Maintenant à propos des archives d'Hérival disparues ou dissimulées encore aujourd'hui, certainement au Vatican, on peut très facilement deviner de quoi ils traitaient: des démarches effectuées et à effectuer, des tribus rencontrées et des différentes cités, de leur fonctionnement, des croyances établies à remplacer, de l'alignement particulier à donner aux églises pour dissimuler les gigantesques Dieux païens représentés par les plaines et plateaux Lorrains ; des sept collines sacrées et de leur fonctionnement à faire oublier aux Leuques ; du fonctionnement des Vals ; d'un repertoir de toutes les pratiques et cultes païens à christianiser ; des légendes inventées et d'une armée de saints pour les remplacer ; et tout un millier de petites choses nécessaires à l'accomplissement du but final, en un mot, une véritable méthodologie d'endoctrinement prévoyant toutes les étapes une par une, de la destruction totale par le feu et le sang de toute trace païenne, la solution finale d'un effacement de toutes les croyances, toutes les connaissances acquises par un peuple unique en son genre de la mémoire de l'humanité, le peuple des sculpteurs de plaines et plateaux ! Le Peuple Lumière qui implantait géographiquement par triangulation ses cités au levant, zénith et couchant ! Exactement comme Dieu intervient sur l'humanité! (voir le dossier Sion) A l'heure où l'on ose affirmer que des civilisations comme celle de l'Egypte existait pendant que les Gaulois végétaient et vivaient comme des sauvages dans les forêts, c'est tout un immonde mensonge qu'il me faut rétablir. Le peuple des Leuques était d'une avancée technologique incroyable sur toutes les autres tribus et Jules César le savait. C'est la raison pour laquelle il a été clément avec eux en leur laissant leurs croyances, il les a traité d'égale à égale pour les mettre de son côté afin de mieux les asservir par la suite.